Des familles racontent … (1/3)

By Madrass'Animée | Parentalité Musulmane

Août 28

Rempli d'anecdotes et d'exemples de vie réelle, cet article révèle des perles de la parentalité musulmane et offre des mises en situation claires et concises pour ceux et celles qui appréhendent fortement l'éducation de leur progéniture...

HINA KHAN-MUKHTAR est une maman musulmane américaine auteur et co-fondateur de l'ILM Tree Homeschooling Co-Op a Lafayette, en Californie, USA.

Elle a publié pour la première fois en 2010 un article intitulé"Raising Children with Deen and Dunya" (élever des enfants avec deen et dunya) qui est rapidement devenu viral sur internet.

Pour le rédiger, elle a, pendant une douzaine d'années, interrogé des parents de multiples origines afin de recueillir leurs témoignages, leurs conseils, leurs astuces en matière d'éducation, en prenant soin de sélectionner des familles dont elle estimait l'éducation réussie.

Rempli d'anecdotes et d'exemples de vie réelle, cet article révèle des perles de la parentalité musulmane et offre des mises en situation claires et concises pour ceux et celles qui appréhendent fortement l'éducation de leur progéniture...

La Madrass'animée a donc trouvé utile de traduire cet article afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Afin de ne pas rendre celui-ci trop long, nous l'avons découpé en 3 parties.

Je me rappelle comme si c’était hier de la première nuit passée seule à l'hôpital après avoir mis au monde mon fils aîné Shaan. Les invités de la journée s'étaient retiré, les lumières de couloir s’estompaient, les infirmières discutaient à l'extérieur de ma chambre à voix basse.

J’entendis alors un léger : « Toc toc! » d’une voix joyeuse venant de la porte. "Quelqu'un a très faim et veut sa maman!"

L'infirmière poussa le berceau de mon nouveau-né, âgé de seulement quelques heures à l'époque. Elle s’extasia devant lui pendant que je luttai pour m’assoir. Elle me le déposa ensuite dans mes bras qui l’attendaient, puis, s’empressa de sortir après m'avoir lancé quelques mots d'encouragement.

Je retirai la couverture de sa joue et souris à cette petite créature fragile qui me fut confiée pour la première fois. J’eus le sentiment d’être privilégiée, qu’on me faisait confiance mais aussi d’être dépassée par le poids de la responsabilité qui venait de me tomber dessus. Personne ne m’observait, il était tout à moi et je pouvais faire ce que je voulais.

Il était temps de prendre en main une chose dont personne ne s’était occupé jusque-là : les présentations.

Je chuchotai « Assalaamu alaikum » à cette masse chaude blottie contre ma poitrine, « je suis ta maman » Je caressai son visage puis posai ensuite la question rhétorique que chaque mère se pose depuis la nuit des temps "Comment vais-je t’élever?".

C'est une question que je n’ai cessé de me poser depuis cette première nuit magique passée dans la salle de maternité.

J’ai sollicité des grands-parents, des parents, des fils et des filles. Mais aussi des Pakistanais, des Indiens, des Afghans, des Arabes, des Américains, des Asiatiques et des Africains. J'ai rassemblé des personnes à des soirées, envoyé des emails à des parents d’amis, j’ai appelé des tantes au téléphone et intercepté des oncles alors qu’ils s’apprêtaient à partir. En bref, toute famille dont la pratique de l’Islam m'avait impressionnée, chaque enfant dont le comportement m'avait abasourdi, chaque adolescent dont l’attitude envers ses proches m'avait fait réfléchir, chaque adulte dont l’équilibre entre le deen et la dunya m’avait bluffée. J’ai donc pris l’initiative de les accoster et de leur demander : « Qu’ont fait vos parents avec vous?! » « Comment avez-vous élevé vos enfants?! » « Je vous en prie, donnez-moi le secret pour élever des Mu'mineen comme ceux que je vois chez vous!"

Après des années de recherches et de questionnements, j’ai découvert que presque toutes les familles sont passées par les mêmes procédés pour y arriver.

Bien que la plupart des personnes que je questionnais ou observais ne se connaissaient pas, c’étaient souvent les même règles, les même conseils, les même astuces qui revenaient. Je listais leurs histoires dans ma tête pensant que je pourrai facilement m’en rappeler plus tard. Du coup, lorsque j'ai été récemment sollicitée pour un article sur les méthodes d’éducation propres aux musulmans, je me suis jetée sur l’occasion de tout lister par écrit afin de garder toutes ces idées précieuses que j'avais rassemblées au cours des douze dernières années.

Voici alors, à votre avantage et le mien, les astuces "des experts", ces héros infaillibles qui ont travaillé dur (et, mashaAllah, ont réussi) afin de préserver l’esprit, le cœur et l’âme de leurs enfant.

Ces mots viennent de parents - comme vous - dont le but principal dans la vie est de diriger leurs fils et leurs filles sur le Chemin qui leur permettra d’atteindre le plaisir de leur Créateur et le respect des êtres humains. La plupart de ces conseils peuvent sembler relever du "bon sens", le genre de conseils que vous pourriez entendre sur n'importe quelle émission ou lire dans n'importe quel manuel pratique. Concernant d’autres astuces, elles m’ont réellement surprise dans le sens où elles étaient si fermes et inflexibles qu’on aurait dit qu’elles représentaient le seul moyen. Tandis qu'il y eut une variété de conseils qui m’a été donnée, j'ai remarqué que certaines « règles du jeu » ressortaient souvent sous des formes différentes. Ces astuces dominantes sont celles sur lesquelles j’ai choisi de me concentrer dans le cadre de mon article.

J'ai vu de mes propres yeux des enfants de moins de dix ans régler eux-mêmes leur réveil afin de se lever pour la prière du Tahajjud. J'ai hébergé un jeune footballeur chez moi qui commençait sa journée avant moi en récitant le Coran au Fajr. Je connais également une étudiante de l’Université d'Ivy League (Université prestigieuse de la côte Est des États-Unis) qui a insisté pour faire demi-tour en voiture car elle s'était rendu compte qu'elle avait quitté la maison sans saluer sa mère avant.

J'ai fait connaissance avec des docteurs qui gagnent plus d’argent en un seul mois que ce que la plupart des gens gagnent en un an et qui choisissent pourtant de vivre dans de petites maisons sans emprunts immobiliers, tout cela dans le but d’utiliser leurs salaires afin de soutenir financièrement les savants en islam.

Mon mari et moi-même travaillons avec un jeune homme qui a fait un jour le voyage avec sa mère en avion de la Californie à la Jordanie, puis a fait demi-tour avec le vol suivant afin que sa mère célibataire ne fasse pas ce grand voyage seule. J'ai été témoin d’élèves de CM1 qui ont su bien se tenir en restant assis et silencieux devant des savants Musulmans tandis que des adultes autour d'eux s’étiraient, bâillaient ou encore soupiraient. J'ai même entendu des enfants reprendre leurs camarades et leur faire d’importants rappels tels que : "Ne dis pas ça de lui! C’est de la médisance! »

L’un des signes qui permet de voir qu’Allah aime une personne, c’est lorsque vous pensez à Allah en la voyant. Ces exemples de personnes m’ont permis de me remettre en question quant à ma propre relation avec Allah par rapport à la leur. Ils ont été source de motivation pour me réformer et m’améliorer. Je suis sûre que les lecteurs me rejoindront sur le fait que même si Allah seul connait le contenu des cœurs, ces personnes semblent au moins avoir réussi dans l’acquisition du bon état d’esprit vis-à-vis de l’islam et de leur rôle au sein de la dunya. Je prie pour qu’Allah Subhana wa Ta'ala continue à nous envoyer des exemples comme eux afin nous puissions continuer à apprendre et mettre en œuvre tout ce qui nous rapprochera de Lui. Ameen.

1.) Du3a, Du3a, Du3a

"Rien de tout ceci vient de nous," insiste une mère de trois diplômés de Berkeley UC n'ayant jamais volontairement manqué une seule prière. "Tout commence et finit par une du3a. C'est seulement grâce à Sa Générosité que nous avons été béni par des enfants croyants; nous n’avons rien à voir avec cette bénédiction. Maintenant que nous l'avons, nous essayons de la préserver en faisant preuve de gratitude et en ne la prenant surtout pas pour acquis."

Chaque famille que j'ai "interviewée" à propos de l’éducation des enfants de nos jours m’a parlé du pouvoir des duas en premier. "Chaque succès que j'ai connu dans ma vie de ma famille, je me souviens avoir d’abord prié pour l’obtenir," admet une grand-mère de trois huffadh (mémorisateurs du Coran). "Si ma prière n’est pas exaucée dans cette vie, j'ai foi et espoir qu'elle le sera dans la suivante, je patiente."

Une autre mère de quatre enfants me dit, « j'ai récité la Sourate Maryam tous les jours durant ma grossesse. Je veux des enfants pieux avant tout - c'est tout ce qui compte."

Une de mes amies converties suggère que les couples qui sont sur le point de s'engager dans l’aventure de parents doivent se demander : "Pourquoi voulons-nous des enfants ?" Elle croit aux bénéfices de renouveler ses intentions de manière quotidienne. "Pour qui faisons-nous tout cela?" Quand elle est embarrassée par une chose que son enfant dit ou fait, elle se remet en question : « Pourquoi suis-je déçue ou énervée ? Est-ce parce que j'ai peur qu'ils fassent quelque chose qui déplait à Allah ? Ou bien qui déplait aux gens? »

Dans sa du3a, elle se doit de prier pour que ses enfants traversent cette vie en recherchant seulement l’agrément Allah.

Beaucoup de familles m’ont exprimé à quel point ils se reposaient sur Salaat-ul-Istikhaara (la Prière de consultation) avant de prendre une décision majeure et sur Salaat-ul-Haajah (la Prière du besoin) pour demander une chose qui leur parait vital au bien-être de leurs enfants. Lorsqu’une bénédiction apparait dans leur vie, ils s’empressent également d’accomplir Salaat-ul-Shukr (la Prière de Gratitude).

« Tout ce que je possède est dû aux du3as de ma mère » affirme une mère de cinq enfants. « Elle priait régulièrement pour nous, même quand on oubliait de le faire nous-même »

2.) La Suhba (les fréquentations) vous forgera ou vous détruira.

"Il est arrivé que nous sacrifions nos propres amitiés pour le bien de nos enfants," m’a raconté un couple marié depuis seize ans. Quand on leur demande pourquoi ils ont mis fin à une relation, ils expliquent, "Avant que nous n'ayons des enfants, nous avions des amis qui buvaient pour se sociabiliser, qui jouaient au poker, qui organisaient des soirées dansantes chez eux. Une fois que nos enfants sont nés, nous avons évité ce type d'ambiance. Nos réunions entre amis sont adaptés de manière à ce que les aînés et les enfants se sentent les bienvenus et à leur aise."

"Ce n’est pas juste la présence de jeux de hasard, d’alcool ou de fêtes qui nous braque" affirme une mère d'enfants en école primaire en référence à l'histoire du couple. "J'ai parmi mes amis certains qui soutiennent la théorie de « l’enfant qu’on ne doit ni voir ni entendre . Ils mettent donc leurs enfants devant la télévision et les jeux vidéo tandis que les parents discutent dans d'autres pièces. J’ai également un autre groupe d'amis qui incluent leurs enfants dans les conversations d’adultes et ne les maintiennent pas éloignés. Cela va vous paraitre étonnant mais mes enfants préfèrent rester parmi les adultes qui s’intéressent à eux et qui veulent apprendre à les connaitre »

"Parfois j’observe les gens avec qui je passe du temps et je me dis « Que s’est-il passé? '" dit en rigolant une mère qui a opté pour l’enseignement à domicile pour ses trois enfants. "Aucune de ces personnes ne représente le type d’amis que j’aurais côtoyé étant plus jeune, mais j'admire la façon dont ils mènent leurs vies ainsi que leur soif de paix et de tranquillité qui les suit partout où ils vont. Ils ont un but dans la vie et une reconnaissance d’Allah dans tout ce qu'ils entreprennent. Je veux transmettre ces même valeurs à mes propres enfants »

"Les fréquentations sont de la plus grande importance. Si vous dormez avec les chiens, ne soyez pas étonnés de vous réveiller avec des puces ", conseille un savant respecté.

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Les mots qui m'ont le plus frappés en termes de sagesse? "Lorsque vous êtes assis avec les Gens de la Dunya, vous devenez comme une goutte dans leur océan, mais quand vous êtes assis avec les Gens de la Akhira, c’est la Dunya qui devient telle une goutte dans le vôtre."

"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es" nous rappelait souvent ma mère. "Ne pensez jamais que vous êtes meilleurs que vos amis car vous êtes ce qu’ils sont."

"J'avais une amie dont j’appréciais vraiment la compagnie » se souvient une mère avec nostalgie. "Elle était la meilleure personne avec qui partager une bonne tasse de thé et avec qui faire ses courses. Mais elle avait décidé avec son mari qu'ils n'allaient pas élever leurs enfants dans l’islam. Bien qu’on s’appréciait beaucoup, nous n'étions pas sur la même longueur d’onde concernant l’éducation des enfants. Il y avait certains comportements au sein de son foyer qui nous semblaient odieux/impensables. J'ai fait le choix de ne plus être liée d’amitié avec la maman. Ses enfants allaient commencer à influencer les miens, il était donc devenu nécessaire que nos chemins se séparent…et ce fut le cas."

Un père avoue avec un rire penaud, "je ne sais pas si nos enfants ont systématiquement cette conscience divine grâce à ce que nous faisons. Mes nièces sont des jeunes femmes très spirituelles et mes propres filles ont toujours été attirées par elles. Nous sommes heureux qu’elles aient voulu suivre les pas de leurs cousines"

"Le Jour du Jugement dernier, vous vous retrouverez avec ceux vous avez aimé le plus dans la Dunya," rappelle un autre savant apprécié, "par conséquent choisis bien tes amis."

De nombreux parents ont fait des éloges sur le charisme d’un oncle, d’une tante, d’un imam, du leader d’une halaqa ou d‘un professeur d'École du dimanche ainsi que sur l’influence qu’ils ont sur leurs jeunes. Beaucoup d'adultes ont dédié une bonne partie de leurs week-ends à faire de long trajets pour emmener leurs enfants à des rassemblements et des événements auxquels la présence de certaines personnes leur serait bénéfique. "Je crois dur comme fer qu’il est préférable de n’avoir aucun ami plutôt que d’avoir de mauvais amis," déclare un père de cinq enfants, « mais je fais des efforts supplémentaires pour m'assurer que mes enfants aient des amis avec qui s’entendre »

« Parfois les enfants commencent à se déconnecter des paroles de leurs parents, des paroles qui ont tendance à devenir répétitives» affirme la mère d’un collégien en souriant. "Toute ma vie, mes propres parents m'ont répété de faire la prière, mais je n’ai réellement compris le message que lorsque j’ai été mise en relation avec un professeur compétent qui m’en a expliqué l’importance et les bienfaits. Et ce fut mes amis qui m'ont orientée vers ce professeur."


3.) Le Prophète (saws) représente un souffle de véracité dans nos vies.

"Que trouver de mieux en suhba/fréquentation que celle qui nous rappelle notre deen? Peut-il y avoir une meilleure compagnie que celle du Prophète (saw)?" demande une diplômée d'UCLA (Université de Californie à Los Angeles) mariée à un médecin qui accomplit également des travaux interconfessionnels.

Lorsque qu’on demanda à un savant récemment: "Que devrions-nous enseigner à nos enfants ?", sa réponse fut rapide et claire - "la Sirah (la biographie du Prophète) et les Anasheeds (les chansons de louanges et de dévotion). Si vos enfants aiment le Prophète, ils aimeront automatiquement Allah."
"La meilleure façon d'appeler les gens à l'Islam est de les faire tomber amoureux du Prophète," insiste un savant « les enfants devraient craindre et aimer l'Allah, mais on doit leur enseigner l'amour avant tout. Ils pourront apprendre la crainte plus tard. Qui a aimé Allah plus que le Prophète (saw) ? "

Un enfant de 8 ans a récemment fondu en larmes quand il s'est rendu compte que sa mère avait omis de le réveiller pour la prière du Fajr. Les adultes qui étaient présents se sont échangé des regards en se demandant quel genre de crainte les parents avaient installée dans le cœur de cet enfant. Avait-il peur qu’Allah le punisse? A-t-il pensé qu'il allait brûler en enfer? Après avoir eu plus de précisions, il s’est avéré que le vrai motif de sa réaction reposait sur sa négligence d’une pratique que le Prophète (saw) prenait très au sérieux, une pratique si importante qu’il avait insisté dessus auprès des croyants sur son lit de mort. Inutile de dire que depuis, sa mère a été très attentive au réveil de son fils pour le Fajr.

De nombreux parents ont inclut dans leur routine quotidienne la récitation de du3as – celles avant et après les repas, celles à dire au moment d’entrer ou de sortir de la maison, celles après le réveil et avant d’aller dormir - jusqu'à ce qu’elles deviennent un automatisme. Il n’est plus surprenant d’entendre des enfants de 3 ans réciter la du3a du voyage au moment où on les installe sur le siège de la voiture. "Nous n'avons minimisé aucune pratique de la sunnah au sein de notre foyer," m’a déclaré un père pakistanais-américain. "Car une fois que vous commencez à penser, 'Oh, cette sunnah n'est pas importante’; on se met à la négliger puis cela devient un cercle vicieux. Donc qu’est-ce que ça va être par la suite?"

Dans le but d’aider ses enfants à apprendre les duas quotidiennes, un père imprime soigneusement ces du3as et les placarde un peu partout dans la maison jusqu'à ce qu’ils les apprennent par cœur. J'ai décidé de suivre son exemple et j’ai collé la du3a « lorsqu’on regarde dans un miroir » sur celui de la chambre de mes fils, tout en oubliant complètement de l’afficher sur le miroir de ma salle de bains. Du coup, mon enfant de onze ans sait exactement quelle invocation réciter en se coiffant pour aller à l'école, tandis que je lutte pour me souvenir de la prononciation en arabe quand je me prépare le matin.

« Un collègue m'a récemment demandé de lui citer une chose qui différencie l’islam des autres religions »m’a raconté mon beau-frère un jour. "Je lui ai répondu, entre autres, que l'Islam m’apportait une ligne de conduite claire dans mon quotidien via l’exemple prophétique. La vie d’aucun autre prophète n’a été retracée comme celle de Muhammad (saw)."

J'ai remarqué qu’un grand nombre de parents mentionnaient auprès de leurs enfants le Prophète Muhammad (saw) comme une personne vitale dans leur vie. Ils parlaient de lui comme un aîné respecté et énormément aimé par les enfants. Il n'était donc pas surprenant d'entendre des parents dire à leurs enfants, « le Prophète Muhammad (saw) aimait beaucoup le vert, du coup, portons également des vêtements verts pour la Prière du vendredi! » ou « le Prophète Muhammad (saw) nous a enseigné de nous asseoir quand nous nous mettons en colère, asseyons-nous donc lorsque nous ressentons de la frustration. »

En visitant ma sœur en Californie du Sud un week-end, j'ai remarqué qu'une traduction anglaise des caractéristiques de l’Imam Tirmidhi était posée sur le chevet de mon neveu de six ans. Elle m’a expliqué que cela faisait partie du rituel du coucher de leur fils : chaque soir, son mari partage avec lui un hadith tiré de ce texte célèbre du neuvième siècle. "L’apprentissage de détails intimes, comme le fait que le Prophète (saw) aimait manger les dates avec des concombres par exemple, donnent l’impression à notre fils de connaître personnellement le Prophète (saw)."

"La génération d'aujourd'hui est chanceuse, masha'Allah," a affirmé une grand-mère. "Nos enfant, plus jeunes, n’avaient pratiquement pas accès à des supports ou des sources littéraires islamiques de qualité. Aujourd’hui, les enfants ont énormément de choix! Chaque année, mes petits-enfants utilisent un livre de Sirah différent. Ils fredonnent constamment de nouvelles chansons sur le Prophète (saw). Je prie pour qu'ils trouvent toujours leur bonheur dans l'apprentissage et le suivi de leur Prophète."

Traduit de l'anglais par Yasmina Mehdaoui

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